24 mars 2008
Connaître pour mieux protéger : l'écureuil roux

Connaître les caractéristiques d'une espèce constitue un facteur essentiel pour pouvoir la protéger ; aussi la SFEPM (Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifères) lance-t-elle une enquête ouverte à tous sur la répartition de l'écureuil roux en France :
"L'Écureuil roux (Sciurus vulgaris) est l'un des rongeurs de France les plus connus du grand public.
On le connaît de nos forêts, mais aussi des parcs et des jardins, même
des grandes villes. Pourtant, il apparaît que les connaissances
relatives à l'évolution de ses populations et à son écologie sont très
faibles. On sait à peine quelle est sa répartition exacte en France.
Face aux risques liés à l'introduction d'espèces allochtones d'écureuils en France , comme cela existe en Angleterre ou en Italie notamment avec l'Écureuil gris (Sciurus carolinensis), remettant en cause le maintien de l'Écureuil roux, le MNHN, l'ONF et la SFEPM s'associent pour améliorer les connaissances sur nos écureuils. La première étape consiste d'abord à mieux connaître sa répartition et d'avoir une idée des populations en présence et des grands types d'habitats utilisés.
Nous espérons que cette enquête trouvera un accueil chaleureux, et que les réponses seront nombreuses."
Jean-Louis Chapuis (MNHN) & Laurent Tillon (ONF)
Pour participer à l'enquête, rendez-vous sur le site du SFEPM ou bien adressez un courrier à Jean-Louis Chapuis (chapuis@mnhn.fr) en indiquant votre nom, le nom de la commune et du département dans lesquels vous avez pu observer un écureuil roux depuis ces 3 dernières années (c'est-à-dire depuis 2005), ainsi que l'année exacte où cela est arrivé.
03 février 2008
Lutter contre la chasse aux phoques, c'est possible grâce à Internet !

La chasse aux phoques au Canada, si elle reste assez méconnue, représente chaque année un massacre d'une incroyable cruauté, le plus important de mammifères marins au monde.
A titre indicatif, un million de phoques ont été tués durant les trois dernières années, dans des conditions absolument atroces.
Une partie d'entre eux sont même à cette occasion dépécés vivants !!
Les raisons de cette chasse sont de deux ordres : fournir l'industrie de la mode en fourrure et celle de l'alimentaire en denrées diverses, lesquelles sont toutes deux objectivement inutiles.
Nous ne pouvons rester sans agir !
Accepter cette situation sans bouger, c'est véritablement s'avilir, alors qu'il existe des moyens concrets et divers de lutter contre cette forme extrême de barbarie.
Tout d'abord, en vous informant et en faisant passer le message autour de vous.
Pour cela, deux adresses : 
Créé par l'association française Fourrue Torture qui lutte contre la fourrure, vous trouverez sur ce site de plus amples informations concernant la chasse aux phoques ainsi que des tracts à diffuser autour de vous.

Très complet, vous trouverez sur ce site créé par l'association internationale IFAW de nombreuses informations ainsi que différents outils pour promouvoir le site sur votre blog, site ou page personnelle sur réseau social (type myspace, facebook...).

Vous pouvez également signer (ici, là ou encore à cet endroit) et faire signer autour de vous les pétitions contre la chasse aux phoques à l'intention du gouvernement canadien.
ATTENTION ! EXCEPTIONNEL !
La commission européenne vient de mettre en ligne sur son site une consultation ouverte à tou(te)s concernant la chasse aux phoques.
Que vous soyez ou non ressortissant de l'Union Européenne, vous pouvez jusqu'au 13 février 2008 (attention, cela laisse très peu de temps !!) faire part de vos opinions sur la question en répondant au questionnaire à choix multiple proposé.
Plus la mobilisation sera forte, plus nous aurons de chances d'influer sur les décisions finales de la Commission.
Le questionnaire n'est cependant disponible qu'en anglais ; certaines
questions sont par ailleurs trompeuses, c'est pourquoi je me permet de vous apporter les informations complémentaires fournies par Fourrure Torture pour que vous puissiez remplir ce questionnaire :
Partie "Personal data" (obligatoire)
Veuillez
indiquer vos données personnelles (prénom, nom, email, tranche d'âge,
nombre d'habitants dans votre ville, pays, individu ou organisation).
Partie "Key questions" (optionnelle)
Fourrure
Torture, qui lutte contre l'exploitation des animaux pour leur
fourrure, est opposée plus généralement à toute exploitation des
animaux par l'homme. Ainsi, Fourrure Torture indique ses positions plus
générales pour plusieurs questions dans cette partie.
- À la première question "Do you accept hunting in principle?" (Acceptez-vous le principe de la chasse), Fourrure Torture répond "No" (Non).
-
À la seconde question "Do you see any difference, in principle, between
the act of killing a wild animal like a seal and the slaughter of farm
animals such as cattle or pigs?" (Faites-vous une différence, par
principe, entre le fait de tuer un animal sauvage comme le phoque et
l'abattage d'animaux d'élevage tels les cochons ou les bovins ?),
Fourrure Torture répond "Non".
Puis à la nouvelle question qui
apparaît, répond "Killing an animal in the slaughterhouse causes an
equal level of distress, pain and suffering" (Le traitement réservé aux
animaux dans les abattoirs provoque un niveau équivalent de détresse,
de douleur et de souffrance).
- La 3ème question est ambigüe.
Fourrure Torture considère qu'il n'est donc pas nécessaire d'y
répondre. Le libellé de cette 3ème question est "Is hunting seals
populations (without reducing the overall seal stocks) different to
other ways of making use of natural resources, such as hunting deer or
catching fish ?" (La chasse aux phoques (sans réduction de la
population globale de phoques) est-elle différente des autres actes
d'exploitation des ressources naturelles, comme la chasse au cerf ou la
pêche ?). En effet, l'association de la question et de la sous-question
qui apparaît n'est pas satisfaisante.
- La 4ème question "How much
should concern over animal welfare count compared to concern over local
communities that depend on seal hunting?" (Quel devrait être le poids
des préoccupations liées au bien-être animal en comparaison des
intérêts des communautés locales qui dépendent de la chasse aux
phoques?) fait penser que la fin de la chasse aux phoques serait
incompatible avec l'intérêt des populations locales. Or, c'est le
contraire, puisque la chasse aux phoques est une activité dangereuse,
représentant très peu dans le revenu annuel des chasseurs et qui dépend
des cours fluctuants de la fourrure. De plus, les boycotts permanents
dus à la chasse aux phoques font perdre beaucoup aux populations
locales. Ainsi, nous conseillons de ne pas répondre à cette question.
- À la 5ème
question "Which are, to your knowledge, the main methods for killing
seals? (Select two options maximum)" (Quelles sont, à votre
connaissance, les principales méthodes d'abattage des phoques?
Choisissez deux réponses au maximum), nous conseillons de répondre
"Shooting" (tir au fusil) et "Physical (hitting the seal's head with a
striking weapon)" (Physique - coups portés à la tête du phoque avec une
arme de frappe).
Partie "Methods of seal killing" (optionnelle)
-
À la première question demandant de classer les méthodes les plus
appropriées pour tuer les phoques, Fourrure Torture conseille de ne pas
répondre.
- À la seconde question "Is the age of hunted seals a
factor in your view?" (Selon vous, l'âge des phoques visés par la
chasse entre-t-il en ligne de compte ?), Fourrure Torture a pour
position "Seals should not be killed" (Les phoques ne doivent pas être
chassés).
- À la 3ème question "The use of hunted seals - which is
the most acceptable to you?" (L'utilisation des phoques chassés -
quelle est la plus acceptable selon vous ?), Fourrure Torture préconise
"Any use of seals by humans is unacceptable" (Toute exploitation des
phoques par les humains est inacceptable).
- À la 4ème question "The
hunter - what is the most acceptable to you?" (Le chasseur : quel est
le plus acceptable selon vous ?), Fourrure Torture répond "We should
refrain from killing seals for any reason" (Nous devons éviter de tuer
les phoques quelle qu'en soit la raison).
Partie "Regulating seal hunting" (optionnelle)
-
Fourrure Torture conseille de répondre à la première question "Seal
hunting is acceptable if it is regulated by clear laws setting
requirements for seal hunting methods" (La chasse aux phoques est
acceptable si elle est réglementée par des lois claires qui posent des
exigences en matière de méthode d'abattage des phoques) : "Fully
disagree" (totalement en désaccord).
- Fourrure Torture conseille de répondre à la seconde question "Seal hunting is acceptable
if it is regulated by law, setting requirements to seal hunting methods
and if independent inspectors control the seal hunts" (La chasse aux
phoques est acceptable si elle est réglementée par la loi, respectueuse
des exigences en matière de méthode d'abattage des phoques et contrôlée
par des inspecteurs indépendants.) : "Fully disagree" (totalement en
désaccord).
-
À la 3ème question "It is generally known that in some cases, not all
seals that are thought to have been killed actually die. Some will only
have been wounded and will manage to get away (called struck and lost).
For seal hunting to be acceptable, which struck-and-lost ratio is
acceptable?" (Il est généralement reconnu que dans certains cas, les
phoques censés avoir été tués ne meurent pas tous en réalité. Certains
sont seulement blessés et réussissent à s'échapper (alors désignés
comme abattus et perdus). Pour que la chasse aux phoques soit
acceptable, quel quota d'abattus et perdus serait-il envisageable ?),
Fourrure Torture répond "Seal hunting can never be acceptable" (la
chasse aux phoques ne peut jamais être acceptable).
- À la 4ème
question "What would you suggest to decision-makers at the European
level on possible legislative measures to regulate the placing on the
market of seal products? Please select one statement only" (Que
suggérez-vous aux décisionnaires au niveau européen sur de possibles
mesures législatives pour réglementer la mise sur le marché de produits
issus du phoque ? Ne sélectionnez qu'une proposition SVP), Fourrure
Torture répond "The placing on the market of seal products, wherever
they come from, should be banned" (La mise sur le marché de produits
issus du phoque, quelle que soit leur provenance, doit être prohibée).
Enfin, en cliquant sur le logo ci-contre puis une fois sur le site sur l'image du phoque ou sur "FREE CLICK TO HELP" (à raison d'une fois par jour et par adresse I.P.), vous permettez à l'IFAW de financer des campagnes contre la chasse aux phoques à la télévision canadienne afin de sensibiliser l'opinion publique à cette problématique et faire pression sur le gouvernement.
11 août 2007
Mort de Franska l'ourse slovène

Vous l'avez peut-être entendu, Franska, l'ourse slovène introduite dans le Pyrénées depuis quelques mois, autour de laquelle s'étaient développées de vives tensions entre associations de protection des animaux et bergers, est morte avant hier renversée (apparemment) accidentellement par une voiture.
Cette nouvelle m'a causé beaucoup de peine mais surtout de colère, car si on ignore pour l'instant si la mort de l'ourse est bien un simple -mais néanmoins triste- accident (c'est peut-être le cas), simple citoyenne que je suis, je crois avoir de très bonnes raisons de croire que cet événement n'est pas le fruit du hasard ; en d'autres termes il me paraît plus que plausible que la mort de Franska soit le fait d'un (ou de plusieurs) "anti-ours", ceux-ci ayant déjà menacé à plusieurs reprises de la tuer (y compris au journal télévisé) si rien n'était fait pour retirer cet ourse soit-disant "anormale"...
Dans un article du 30 juillet dernier, le WWF indiquait que :
"Nous, Ferus, Pays de l’ours - Adet et WWF sommes prêts à travailler
dans le sens indiqué par la Ministre, mais nous sommes inquiets face au
mauvais climat entretenu par les activistes anti-ours, qui appellent
notamment à tuer Franska. Cela nous laisse craindre qu’un esprit faible
finisse par céder et commettre l’irréparable. Ce nouveau délit ne resterait en aucun cas impuni car nous engagerions tous les recours juridiques possibles."
Quoi qu'il en soit, toute cette affaire m'a confirmé dans mon idée que les médias, surtout la télévision, informe sous l'angle du parti pris, notamment ceux des lobbys ; dans le cas de Franska l'information était quasi systématiquement orientée en faveur des anti-ours, laissant peu la parole aux spécialistes, à leurs contre-arguments et leurs explications...
"Nous regrettons la surexposition médiatique de la parole des anti-ours, occultant la réalité de l’opinion publique pyrénéenne. De nombreux habitants des vallées sont sensibles à la présence de ce plantigrade symbole du patrimoine historique et naturel des Pyrénées. La réalité sur le territoire est souvent plus complexe et contrastée que l’image donnée par les media." (WWF)
Je comprends tout à fait la colère des bergers lorsqu'ils retrouvent certaines de leur bêtes tuées, mais selon les spécialistes, un troupeau protégé par des chiens et une clôture ne connaît en principe pas de pertes (ou si peu) ; or, en cette période de l'année dans la région, les troupeaux sont laissés sans surveillance nous informe un article du magazine LePoint.fr du 19 juillet... Sans commentaire...
On accusait Franska d'avoir tué une centaine de moutons... Bien. En a-t-on la preuve formelle ? Non.
Au dire de certains, ce comportement était d'autant plus inquiétant que l'ourse ne mangeait pas ses victimes après que celles-ci soient mortes. En revanche ces dernières étaient tuées de manière particulièrement violente...
Franska, ourse cruelle ? Quelle bel exemple d'anthropomorphisme...
(et de transfert si je peux me permettre de parler en termes psychanalytiques...)
Entre l'homme et l'ours il faut bien le dire, c'est une longue histoire... de haine mais surtout de peur.
Car l'homme n'aime pas les créatures autres que lui qui pourraient entraver son insatiable désir de conquérir, posséder et maîtriser le monde qui l'entoure, d'autant plus lorsque celles-ci ont une capacité physique telle qu'elles leurs permettent de rivaliser avec lui...
Conséquence : l'animal est diabolisé, persécuté et massacré tout comme son confrère le loup durant des siècles, jusqu'à ce qu'il disparaisse définitivement de certaines zones.
Aujourd'hui on essaie de réintroduire l'espèce pour se donner bonne conscience... Mais il n'est jamais facile de réintroduire un animal après tant de temps dans une zone qui n'est plus vraiment adaptée à ses besoins... et où l'homme s'est installé avec l'idée qu'il vit paisiblement et confortablement depuis qu'il s'est enfin débarrassé du grand méchant ours...
J'ai tout simplement envie de dire : fallait y penser avant...
Quelque liens :
Le site du Pays de l'Ours : http://www.paysdelours.com
Plus d'infos sur la protection de l'ours sur le site du WWF : http://www.wwf.fr/s_informer/nos_missions/especes_menacees/vivre_avec_les_grands_carnivores
Un dépliant instructif sur l'ours : http://www.wwf.fr/content/download/1677/8337/version/1/file/Plaquette+Ours_FR.pdf











